Resident Evil 6: La fleur dans la boue

La communication est une partie importante dans toute œuvre; même si elle recueille de bonnes idées, ces idées perdent de leur valeur si l’exécution n’est pas au rendez-vous. Resident Evil 6 est l’exemple typique de bonnes idées mal misent en pratique. Le jeu a en général mal été reçu et il n’est pas difficile de voir pourquoi.

Le titre possède un système de base excellent avec des hautes valeurs de production. Toutefois, même avec de l’expérience je trouve encore le design des niveaux par moment incohérent et le placement des ennemis injuste. La présence de quelques bugs n’aident pas non plus.

C’est un va-et-vient constant avec le jeu. La fluidité de mouvement est excellente. Les systèmes du jeu sont profonds et consistents en une chaîne d’évènements qui mènent à une victoire satisfaisante. Malgré ses aspects de jeu de tir, la meilleure chose à faire reste de fermer la distance avec l’ennemi et d’utiliser les options de corps à corps. Dit comme ça, ça sonne simple, mais il y a tellement de nuances… Tel le fait que les personnages masculins peuvent immédiatement placer les monstres dans un état de coup de grâce s’ils leur tournent le dos avant de frapper. Les personnages féminins, elles, donnent un coup de pied qui met les ennemis à terre. Les enchaînements sont sans fin; c’est satisfaisant de courir, glisser en passant à côté d’un monstre, se retourner, tirer dans les genoux et finalement l’achever avec un german suplex!

Je fais les louanges du corps à corps, mais le tir ne laisse pas non plus à désirer. Afin de satisfaire les joueurs, le jeu donne une tonne d’options que j’ai pris pour acquis. Certaines options sont plus basiques comme placer la caméra à gauche ou à droite et changer la réticule de tir. D’autres sont vues moins souvent comme changer et mémoriser la position de l’interface sous couverture ou éliminer les mouvements de caméra. C’est un confort qui n’est pas donné à tout les titres, même les triples-A de nos jours. Aussi, chaque personnage a une panoplie d’armes différentes. Même s »ils sont sensiblement similaires dans leur façon de se contrôler. Au final, on a quand même cette sensation de jouer quelqu’un de différent. Que ce soit Sherry qui a un pistolet doté de différents modes de tir ou Leon, vétéran de la série, qui peut manier deux armes en même temps.

Toutefois, il est dur de dissocier tout ses aspects positif du reste. Entre les soldats qui tentent de me tirer dessus avec des lances-roquettes derrière des murs et le fait qu’un personnage peu être susceptible aux attaques dans les cinématiques. Disons que je ne peu m’empêcher de crier à l’injustice. Ses incidents ne sont pas isoler et ruinent complètement la fluidité du jeu. L’ enchaînement est perdue. Pas parce que j’ai échoué, mais simplement à cause d’erreurs de programmations. Il est dur de se dire je vais m’améliorer quand des rejets d’Aquaman vous tire dessus durant une cinématique.

Par contre, le plus gros problème avec tout ça, c’est qu’on ne reverra probablement jamais les éléments qui on fonctionnés auparavant. Devil May Cry est une série unique se trouvant aussi sous l’ombrelle de Capcom. Unique dans le sens où il s’agit d’une des rares séries qui reçoit des secondes chances et qui réintègre des éléments de titres moins bons.

Resident Evil 6 n’est pas un jeu sans fautes, mais est loin d’être un jeu sans qualités. Il possède des aspects avec beaucoup de potentiel et ce même au niveau de l’histoire, aussi ridicule soit elle. Imaginez une suite où Sherry et Jake (enfants d’anciens antagonistes) continueraient la portion action de la série. Pendant ce temps, le style classique pourrait encore subsister avec des jeux comme Resident Evil 7 et l’éventuel numéro 8 de la série. Malheureusement les producteurs vont probablement regarder les chiffres et ne jamais revenir sur leurs pas.

Harryson Joseph

Un vrai snob intellectuel, je m'intéresse à toute sorte de choses, mais particulièrement les jeux vidéos. La télévision à eu raison de mon cerveaux alors je n'arrive qu'a déblatérer mes opinions de la manière la plus incohérente possible. Dans mon temps libre j'écris et je pousse les gens à rejoindre mon culte tournant autour du jeu Godhand.

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