Comment tuer son momentum par la ré-utilisation d’éléments

Dans le domaine du jeu il n’est pas rare de recycler certains éléments pour alléger sa charge de travail. Textures, modèles et animations… tout peut avoir une deuxième vie. Cependant, il est important de ne pas en abuser sinon il devient facile d’assumer que quelque part se cache la paresse.

Pandora’s Tower est un jeu action/RPG quoique plutôt ordinaire possède quand même certaines idées novatrices. Le joueur doit s’aventurer dans une tour avec une arme blanche et une chaîne. Cette dernière avait des propriétés magiques qui permettaient en autres de tirer des ennemis vers soit, transférer le dommage d’un adversaire à un autre et de naviguer l’environnement. Périodiquement, il fallait retourner dans vôtre abri ramener des morceaux de monstres à votre bien-aimée pour l’empêcher de devenir un démon. C’était aussi un bon moment pour ramener des présents, gérer son inventaire et acheter l’essentiel. Une fois la jeune femme nourrie, le compte à rebours s’allongeait et permettait d’explorer les donjons à nouveau.

Il manquait certains détails, mais c’était l’essentiel. Malgré la nature redondante du jeu et la simplicité des mécaniques en place, j’avais une certaine joie à retourner à l’expérience. Malheureusement, à la moitié du jeu le joueur obtient le choix de faire les tours restantes dans l’ordre désiré. À cet instant, rien ne vous empêche alors de constater avec horreur que la deuxième demie est quasiment identique à la première. Certains puzzles changent, mais en majorité les niveaux sont identiques. L’expérience est massive et bien détaillé. C’est un très beau jeu pour la Wii, mais pas beau au point de ré-utiliser autant d’éléments.

Dragon’s Crown est un titre avec un problème similaire. Le Beat-Em-Up/RPG de VanillaWare a cependant une excuse. Les jeux du studio sont reconnus pour avoir des éléments 2D très détaillés. Pas que le 3D ne requiert pas d’effort, mais la nature du 2D rend la création de nouveux éléments plus laborieuse. Dragon’s Crown a des arrières-plans somptueux et des personnages dignes de l’art de la Renaissance en termes de détails. L’impression du modelé est incroyable en plus d’avoir des proportions stylisées rappelant un cartoon.

Pour Pandora’s Tower, il reste quand même peu satisfaisant de pratiquement refaire la première moitié du jeu pour ensuite recommencer le jeu sur trois différentes difficultés. Ça ne vaut pas le coup d’en faire autant pour une fin durant une minute à peine, aussi bien dessinée soit-elle. Dragon’s Crown l’emporterait légèrement puisqu’il y a au moins différents personnages, ce qui allège la redondance en plus de donner davantage d’histoire pour garder le joueur intrigué.

Malgré tout, même venant de VanillaWare, ce recyclage est inusité. Un de leur titre précédent, Muramasa: The Demon Blade, conserve les mêmes qualités visuelles sans pour autant demander les mêmes tâches laborieuses. Pas question de refaire la première tranche du jeu et de le finir ensuite sur trois différentes difficultés. L’histoire des deux personnages s’arrête au bon moment et les fins alternatives sont simples à débloquer. Le travail visuel est tout autant acharné, mais il n’y a pas ce désir de vouloir étirer l’expérience au-delà de sa bien venue. Le jeu est concis dans sa structure.

Fournir aux joueurs une expérience complète est très important, quoique si les jeux de Kirby m’ont appris une chose, c’est qu’il est préférable d’avoir un titre qui laisse un peu sur sa faim. Au moins, on n’est pas tracassé par l’envie de le mettre dehors comme des beaux parents envahissants.

Harryson Joseph

Un vrai snob intellectuel, je m'intéresse à toute sorte de choses, mais particulièrement les jeux vidéos. La télévision à eu raison de mon cerveaux alors je n'arrive qu'a déblatérer mes opinions de la manière la plus incohérente possible. Dans mon temps libre j'écris et je pousse les gens à rejoindre mon culte tournant autour du jeu Godhand.

Pour plus d'articles du même auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *